La paix de Dieu n’est pas quelque chose de superficiel, qui va et vient au gré de l’humeur, mais quelque chose de profond, de rassurant et de réel, qu’Il veut insuffler dans la vie d’un homme. Pourtant, de nombreux croyants vivent sans cette paix, même s’ils croient en Jésus, ont été baptisés et souhaitent vivre avec Dieu. Comment se fait-il qu’on puisse appartenir à Dieu et être encore rempli d’agitation, de peur, de honte et de tension intérieure ? Andreas Slot-Henriksen explique ici comment la paix de Dieu est volée par la peur, la honte, le besoin de contrôle et le manque de confiance, et comment retrouver cette paix qui ne vient pas du monde. La paix est ici décrite par le mot biblique « shalom », qui ne désigne pas seulement le calme, mais aussi la plénitude, le bien-être, la protection et quelque chose qui est parfaitement à sa place.
Quand on parle de paix, il est clairement établi que Dieu ne souhaite pas seulement que l’on survive à la journée, mais que l’on vive avec un cœur qui a trouvé le repos en Lui. Le problème, c’est qu’il y a beaucoup de choses qui peuvent voler cette paix. La peur est l’un des plus grands voleurs, car elle fait courir les pensées devant soi et peindre des images de tout ce qui pourrait mal tourner demain, la semaine prochaine ou plus tard. Les inquiétudes concernant le monde, l’économie, l’avenir, la guerre et l’incertitude peuvent occuper tellement d’espace que la paix de Dieu n’y trouve plus sa place. Quand on continue à vivre dans ce genre d’état d’alerte intérieur, l’agitation devient presque normale, même si elle n’a jamais été destinée à être notre demeure.
Un autre thème important est la honte. Beaucoup de gens ont peut-être fait la paix avec Dieu, mais continuent néanmoins à porter en eux le souvenir d’anciennes erreurs, d’anciennes paroles et d’anciens actes qui continuent de les tourmenter. On sait peut-être bien, intellectuellement, qu’il y a le pardon, mais le cœur continue néanmoins à se crisper, comme si l’affaire n’était pas encore close. C’est pourquoi il est souligné que la honte ne fait pas seulement de la peine, mais qu’elle engendre aussi la peur, la distance et l’agitation. Tant que la honte a le droit de régner, il devient difficile d’accepter la paix que Dieu veut en réalité déjà nous offrir.
Une image simple est utilisée, celle d’un enfant qui a cassé une vitre et n’ose pas le dire à voix haute. Le message est que la culpabilité et la honte poussent une personne à se cacher, même lorsque le pardon l’attend juste devant elle. De la même manière, on peut croire que Dieu nous réserve des paroles dures, alors qu’en réalité, Il souhaite que l’on sorte de l’ombre et que l’on règle cette affaire. On explique donc que confesser ce que l’on a fait n’est pas le chemin vers davantage de peur, mais le chemin pour en sortir. Lorsque ce qui est caché est révélé, cela perd de son emprise, et la paix recommence alors à s’installer.
L’enseignement aborde également de près le besoin de contrôle de l’être humain. Beaucoup de gens se sentent mieux lorsqu’ils peuvent eux-mêmes avoir une vue d’ensemble des choses, diriger la marche et savoir à quoi ressemblera la prochaine étape. Mais lorsque le contrôle s’échappe, on se rend vite compte à quel point la paix a peut-être été construite sur ses propres mains plutôt que sur la confiance en Dieu. C’est pourquoi il est dit très clairement que là où la paix fait défaut, c’est souvent là où la confiance en Dieu fait également défaut. La paix ne naît pas du fait que tout se passe comme prévu, mais du fait que l’on reste auprès de Dieu, même lorsque le plan n’a pas encore de sens.
Un point important de l’enseignement est que Jésus ne donne pas la paix telle que le monde la donne. Le monde promet souvent la tranquillité si seulement les circonstances s’arrangent, si l’argent est là, si le corps fonctionne, si les relations sont sereines et si l’avenir semble sûr. Mais ce genre de paix ne dure que tant que les choses vont bien. La paix de Dieu est différente, car elle peut être présente au milieu de la pression, de l’adversité et de l’incertitude. C’est pourquoi la paix n’est pas décrite comme l’absence de problèmes, mais comme la présence de Jésus au milieu de ceux-ci.
Il est également question du fait que beaucoup finissent par mener une vie chrétienne très introvertie. On peut passer beaucoup de temps à s’imprégner d’enseignements, de vidéos, de notes, de prières et de bonnes pensées, et pourtant se retrouver sans la paix à laquelle on aspire. Dans l’enseignement, cela est illustré par une longue histoire sur une femme qui pense sans cesse qu’elle doit d’abord se sentir parfaitement bien à l’intérieur avant de pouvoir servir les autres. Mais cela change lorsqu’elle commence à mettre en pratique ce qu’elle sait déjà et qu’elle se donne aux autres à travers de petites choses simples comme des visites, de l’aide, des encouragements et du temps. Il apparaît alors très clairement que la paix ne grandit pas seulement quand on reçoit, mais aussi quand on commence à donner à son tour.
Il est donc clairement établi qu’il ne suffit pas de garder la parole de Dieu dans son esprit, mais qu’il faut aussi la vivre au quotidien. La foi n’est pas seulement quelque chose que l’on ressent, mais quelque chose que l’on choisit de suivre, même lorsque les sentiments ne suivent pas. Lorsque Dieu a dit quelque chose, la prochaine étape n’est pas d’attendre l’humeur parfaite, mais d’obéir. Cela vaut aussi bien pour les petites choses que pour les grandes. Celui qui continue à agir selon la parole de Dieu découvre peu à peu que la paix devient plus forte que la peur.
L'enseignement insiste également sur le fait que l'ennemi tente sans cesse de voler cette paix. Cela peut se produire par le biais de pensées selon lesquelles on n’est pas assez bon, par le biais de conflits, de déceptions, de confusion quant aux réponses à la prière ou par le sentiment d’être livré à soi-même. C’est pourquoi il est demandé que la paix du Christ ne se contente pas de visiter le cœur de temps à autre, mais qu’elle y règne. C'est la paix qui doit juger, choisir la direction et donner le ton, et non la peur, ni la honte, ni les vieux schémas. C'est un choix actif, où l'on met sans cesse de côté ses inquiétudes et où l'on s'accroche à la certitude que Dieu est fidèle.
Au final, tout se résume à une image simple mais puissante : lorsque le regard se détourne de soi-même pour se porter sur Dieu et sur les autres, les choses commencent à se mettre en place. Quand on cesse de tourner sans cesse en rond autour de son propre état d’esprit et qu’on commence plutôt à aimer, à servir, à donner et à faire confiance, la paix s’installe souvent doucement et tranquillement. Elle ne se manifeste pas toujours comme une grande vague d’émotions, mais comme un courant continu qui envahit de plus en plus l’âme. Cette paix ne rend pas le monde moins chaotique, mais elle fait en sorte que le cœur n’ait plus besoin d’être en proie au chaos avec le monde. C'est pourquoi l'enseignement se termine par un appel clair à laisser la paix du Christ habiter, régner et se répandre dans le cœur, afin qu'elle puisse également se transmettre aux autres.
Citation tirée de l'enseignement : « La paix n'est pas l'absence de problèmes, mais la paix, c'est la présence de Jésus. »
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